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Une semaine avant de partir
en Turquie…
C’est officiel,
Brice et moi avons bel
et bien gagné le
Production au Rallye de
Chypre.
Le résultat était
resté en suspens
dû à des
contrôles techniques
finals sur deux véhicules
dont le nôtre. Les
10 points récoltés
nous permettent de figurer
en 4e position provisoire
du Championnat. Nous pouvons
partir en Turquie avec
pour objectif d’en
marquer un maximum !
Samedi
28 mai
Jour de mon arrivée.
Avec une première
surprise : les turcs conduisent
très mal ! De plus
la visibilité est
mauvaise la nuit, due
au manque de signalisations.
Rassurant !!! Et je ne
vous parle même
pas des stops et des feux
tricolores qu’ils
ne respectent pas !
Dimanche 29 mai
Je retrouve Brice, déjà
en place depuis quelques
jours. Nous faisons un
briefing sur les derniers
points avant d’attaquer
les reconnaissances. La
semaine s’annonce
très chargée.
Lundi
30 mai
Une journée plutôt
cool. Je profite de la
mer, avant de me rendre
au PC pour récupérer
le GPS nécessaire
aux reconnaissances.
Dernière soirée
calme et c’est parti
!
Mardi
31 mai
Rendez-vous à 7heures
du mat au PC Course pour
les vérifications
administratives.
Le déroulement
de la course subi beaucoup
de modifications de dernières
minutes, qui amènent
les copilotes à
se poser pas mal de questions
!
L’ES1 annulée,
des changements d’horaires,
les points de refueling…Le
fait est, que tout soit
calculé pour les
pilotes prioritaires 1
(Pilotes usines), mais
pas pour nous !!!
Après trois quarts
d’heure de travail
pour mettre tout en place,
nous entamons enfin les
recos vers 11 heures.
Trois spéciales
sont au programme. Plutôt
cool par rapport au lendemain.
Nous avons tout deux déjà
participé à
ce rallye, l’année
dernière pour moi
aux côtés
de Guerlain Chicherit
en Junior WRC, et en 2003
pour Brice. Nous avons
donc une certaine connaissance
de ses routes spécifiques.
Brice ayant changé
son système nous
décidons tout de
même de reprendre
toutes les notes.
Un élément
nous perturbe cependant
: le climat très
pluvieux rend les routes
glissantes. C’est
dans la bouillasse à
20km/h sur des routes
étroites et de
profonds ravins que se
passe cette première
journée. Même
avec notre 4X4 de location
nous avons du mal à
rester sur la route.
Un mulet s’avère
nécessaire pour
les prochaines courses.
Avec un 4x4 de série,
nous perdons trop de temps.
Nous serons de retour
à l’hôtel
à 20 heures avec
une grosse séance
de nettoyage au programme
: l’argile s’est
accumulé sur la
carrosserie.
Mercredi
1er juin
Le programme de la journée
est « énorme
» : 6 ES à
reconnaître, de
6 heures à 20 heures.
Nous ne profitons pas
du même timing que
les pilotes prioritaires,
ce qui nous oblige à
parcourir beaucoup plus
de kilomètres.
Les conditions climatiques
sont particulièrement
difficiles : pluie et
grêle. Les galères
commencent, notamment
dans la deuxième
spéciale qui est
en altitude, où
l’on mettra 1 heure
30 pour parcourir ses
30 kilomètres.
Beaucoup de pilotes restent
plantés dans une
montée. Nous aidons
Guy Wilks (Suzuki) à
sortir du trou. Pour notre
part, nous irons visiter
les bas côtés
deux fois, se posant même
sur un rocher !
En fin d’après-midi,
c’est au tour de
notre coéquipier
-Mark Higgins- de sortir
de la route afin d’éviter
un camion. Nous les récupérons
dans notre 4x4 pour leur
permettre de finir les
recos.
Brice et moi avons réussi
à effectuer nos
deux passages dans chaque
spéciale au contraire
de Mark et d’autres.
Après avoir déposé
le matériel de
reconnaissances, il est
déjà 21heures.
Je termine ma journée
en rectifiant les notes.
Il est minuit… !
Jeudi
2 juin
Grasse matinée
avant le shakedown. Il
s’avère nécessaire
car nous n’avons
pas pu effectuer de séance
d’essai le lundi.
Trois passages nous suffisent.
Nous apportons juste quelques
petites modifications
sur l’auto.
Dans la foulée,
nous participons à
séance photo avec
l’ensemble de nos
concurrents du Championnat
Production. Puis une deuxième
séance photo, celle
du rallye, que nous zappons
malencontreusement !!!
Retour à l’hôtel,
puis départ pour
Antalya où se déroule
la cérémonie
de départ. Sachant
que la super spéciale
(l’ES1) a été
annulée. Le public
était venu en masse.
C’est très
sympa. Nous passons sur
le podium, et cette fois-ci
de retour à l’hôtel
pour la dernière
ligne droite avant le
rallye.

Vendredi
3 juin
Levé
à 5 heures du matin
et c’est parti.
Nous voilà fort
motivé pour la
première spéciale
(ES2 si vous avez tout
suivi !!!) qui est longue.
De suite, Brice roule
comme il sait faire. Et
à l’arrivée…
quelle déception
de constater que nous
sommes relégués
à 1 seconde au
kilomètre. «
Nous sommes mal parti,
nous allons nous rattraper
dans les suivantes »,
se dit-on. Nous redoublons
notre attaque dans la
2éme spéciale.
Nous passons la ligne
d’arrivée,
contents, en pensant avoir
fait un bon chrono, mais
je me rends vite compte
en comparant mon temps
et le tableau d’affichage
que nous sommes encore
derrière les premiers,
à quelques secondes…
Sur le chemin du retour
au parc d’assistance,
nous réfléchissons
sur le problème.
Nous constatons que notre
auto fume blanc. Quelques
pièces changées
et autres réglages
ne changeront rien, malheureusement.
Nous signons toujours
des chronos qui ne nous
ressemblent pas.
Nous décidons en
liaison de confronter
notre Subaru à
celles de nos adversaires
qui se prêtent volontiers
au jeu (les relations
sont bonnes entre les
pilotes). Résultat,
nous sommes très
vite dépassé
en accélération.
De plus, à 2000
mètres d’altitude,
le phénomène
est amplifié.
Au dernier parc d’assistance
de cette première
journée, notre
équipe cherche
en vain de résoudre
se problème. Elle
change le turbo, vérifie
la cartographie…
rien n’y fait !
Bilan : une journée
plutôt frustrante
pour tout le monde.
Samedi
4 juin
Nous repartons sur un
bon feeling. Très
vite, nous portons le
même jugement que
la veille : le comportement
du moteur n’est
pas meilleur. Aucune puissance
supplémentaire
ne s’en dégage.
Déçu de
se dire que cette journée
ne va pas être intéressante.
Nous adoptons un rythme
coulé pour garder
de la vitesse, tout en
faisant attention aux
relances. Nous essayons
aussi de jouer sur les
amortisseurs et les pneus
– avec de très
bons choix -, mais nous
figurons toujours vers
la 10e place, entre 5
dixièmes et 1 seconde
au kilomètre du
leader.
Le scoop de la journée
: en liaison, nous avons
failli écraser
une pauvre tortue, qui
passait par là
!!! Par hasard ? Avec
Brice nous avons décidé
de la ramasser. «
Elle va nous servir de
mascotte ! » Son
déplacement ressemble
tellement au nôtre
!!! » Des photographes
ont immortalisé
la scène.
En fin de journée,
la pluie et la grêle
se mêlent à
mi-parcours dans une spéciale.
Dans une grande descente
rapide, nous voyons des
traces de partout. Nous
heurtons un talus sans
gravité, heureusement
! Mais la boue qui «
colle » à
l’auto, rend le
terrain hyper glissant.
Après chaque spéciale,
c’est entre 20 et
30 kilos qui sont enlevés
!
C’est la première
fois que le Rallye de
Turquie est aussi piègeux
et désastreux.
D’habitude, il fait
très sec et le
parcours est cassant.
Regardez par vous-même…
Dimanche
5 juin
Moins
motivé que la veille,
nous décidâmes
de ne pas prendre de risques
et de « rentrer
» l’auto.
Deux spéciales
sont au programme avec
la dernière du
rallye de 33 kilomètres.
Qui sera fatidiques pour
certains, entre autre
pour notre coéquipier
–Mark Higgins- alors
2ème du Groupe
N, qui tape et abandonne,
ainsi qu’un autre
concurrent qui terminera
sa course en tonneau.
Sur ces entre faits, nous
terminons le rallye à
la 8ème place.
Ce n’est pas le
résultat escompté,
mais nous empochons tout
de même un petit
point inespéré.
Le
vainqueur n’est
autre que Toshi Arai,
son deuxième podium
de la saison. Belle opération
puisqu’il prend
le large au Championnat.
Au rallye d’Argentine,
nous serons moins nombreux
en Production. Nous avons
donc décidé
de faire une grosse séance
d’essai, afin de
remonter dans le classement
général
provisoire. Nous avons
une bonne équipe,
une bonne auto, Brice
et moi avons fait nos
preuves. Nous avons tout
pour gagner ce Championnat.
Nous allons donc tout
faire pour !
Après un podium
bien organisé,
et un debriefing avec
toute l’équipe,
nous voici de retour à
l’hôtel. Fin
de ce rallye.
Lundi
6 juin
Taxi à 6 heures
du mat’. Ca réveille
! Et en avant pour l’aéroport
où je retrouve
d’ailleurs tout
le staff Peugeot.
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Le
« petit »
+ du rallye…
Mes
proches étaient
là pour m’encourager.
Des vidéos prisent
par mon père seront
en ligne très prochainement
sur www.lecopilote.com.
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J’ai
aimé
- l’organisation
du parc d’assistance
: impeccable
- notre équipe
d’assistance, toujours
au top
- avoir ma femme et mes
parents sur place
Je
n’ai pas aimé
-
rouler sans jamais pouvoir
se battre aux avants postes
- dommage qu’il
est beaucoup plu, les
routes sont vraiment plus
jolies et plus rapide
par beau temps
Pos |
Driver |
S |
NZ |
CY |
TR |
RA |
GB |
J |
AUS |
Points |
1 |
Toshi
Arai |
10 |
8 |
2 |
10 |
Pass |
Pass |
. |
. |
30 |
2 |
Xavi
Pons |
5 |
10 |
0 |
5 |
Pass |
. |
Pass |
. |
20 |
3 |
Marcos
Ligato |
Pass |
6 |
6 |
8 |
. |
. |
. |
. |
20 |
4 |
Nasser
Al-Attiyah |
Pass |
5 |
4 |
6 |
. |
. |
. |
. |
15 |
5
|
Brice
Tirabassi |
Pass |
(9) |
10 |
1 |
. |
. |
. |
. |
11 |
6 |
Sebastian
Beltran |
Pass |
(10) |
8
|
2 |
. |
. |
. |
. |
10 |
7 |
Fumio
Nutahara |
4 |
2 |
3 |
0 |
Pass |
Pass |
. |
. |
9 |
8 |
Angelo
Medeghini |
8 |
0 |
Pass |
0 |
. |
. |
Pass |
. |
8 |
|