|
Jeudi 7 juillet 6h00
Genève
--> Nice--> Madrid
--> Santiago du Chili
--> Cordoba
Vendredi
8 juillet
Bonjour à tous,
me re-voilà pour
vous parler de la 5ème
manche du Championnat
du Monde Production.
Après 20 heures
d’avion, et 5 heures
de décalage avec
la France, nous arrivons
enfin à Cordoba.
Ici c’est la fin
de l’hiver. Imaginez
le choc thermique entre
les 35° de Madrid
et les 5° d’ici
!!!
Cependant voler au dessus
de la Cordillère
des Andes vaut vraiment
le détour. C’est
un spectacle magnifique,
inoubliable.
Après
avoir récupéré
notre hôtel, un
petit tour dans le centre
ville de Cordoba s’impose,
afin de nous initier aux
coutumes locales. C’est
un pays vraiment différent.
La classe moyenne n’existe
pas, le contraste est
donc important. Par contre,
en tant qu’Européen,
notre pouvoir d’achat
est grand. Au point d’être
obligé de racheter
une valise sur place,
pour mon retour !!!
Ici
le Rallye d’Argentine
est très réputé
et attendu. Il déplace
à lui seul plus
de 100 000 spectateurs
par spéciale, imaginez
le bazar !
Pour notre tranquillité,
nous avons décidé
de prendre un hôtel
à Cordoba et faire
25 min d’autoroute
par jour pour rejoindre
le parc fermé.
Après
avoir récupéré
lundi matin notre véhicule
de reconnaissances, nous
voilà partis pour
une séance de roulage,
organisée sur les
terres de notre concurrent
Marco Ligato.
Très peu de réglages
peuvent être apportés,
alors nous avons juste
profité de ces
quelques kilomètres
pour reprendre nos marques.
Dans la foulée
se sont enchaînées
les vérifications
administratives à
Carlos Paz, récupérer
le GPS de reco, et filer
directement à Mina-clavero,
petit village, à
130 km de Carlos Paz,
afin d’être
sur place pour les reconnaissances
du lendemain.
Petit conseil de la part
de nos concurrents argentins,
afin d’éviter
le givre et le brouillard
matinal !!!
Mardi
12 et mercredi 13 juillet
Le
rallye se découpe
en trois parties vraiment
différentes :
- La région de
El Condor est basée
en altitude, à
2200 mètres, avec
des routes sablonneuses
qui ont été
tracées autour
d’énormes
rochers arrondis par l’érosion.
C’est dans cette
région qu’il
a neigé le samedi
soir. Les concurrents
se sont vus rouler dimanche
matin sur des routes encore
blanches.
- Le sud avec ses grandes
plaines. Des spéciales
très rapides, Avec
des moyennes de 120 km/h.
- Le nord, avec des spéciales
en moyenne altitude, 1000-1500
mètres. Un mixte
entre la Nouvelle Zélande
et la Finlande mais sans
les énormes bosses.
A noter qu’à
la fin des reconnaissances,
Brice commençait
à bien maîtriser
notre véhicule
de reco : un très
puissant Hilux double
cabine s’il vous
plait !!!
De retour à cordoba
en fin de journée,
j’ai pu terminer
mes notes et aller me
coucher tôt (pour
une fois).
Jeudi
14 juillet
La
Super Spéciale
avait lieu à 19
heures. Cependant nous
n’avions pas prévu
autant de monde pour rallier
le complexe Pro Racing,
lieu du Parc d’Assistance
et de la Super Spéciale.
Pris dans un bouchon de
6 km, collés pare-choc
contre pare choc, nous
avons été
obligé de rouler
dans les bas côtés
et même de demander
un coup de main à
la Police Locale. Escortés,
nous avons roulé
à « bloc
» toutes sirènes
allumées, doublé
un coup à droite,
un coup à gauche,
excellent ! Du coup nous
avons même pu voir
les premières autos
!!!
La
Super spéciale
s’est passée
de nuit, avec deux tours.
Parcourue une fois à
droite de la piste et
une fois à gauche.
7ème temps au cumul
des deux spéciales,
avec pourtant une belle
attaque et un sans faute
de la part de Brice !!!
Vendredi
15 juillet
Au
programme, huit spéciales.
Déçus par
ce début de parcours,
nous sommes partis le
couteau entre les dents
et malgré tous
nos efforts, nous sommes
relégués
dans chaque spéciale
à une seconde au
kil du premier. A n’y
rien y comprendre !
Par-dessus cela vient
se rajouter une boite
de vitesse récalcitrante
qui au fil des spéciales
se dégrada. Le
changement devenait obligatoire
dès la première
assistance de 30 minutes,
Sachant tout de même
que cela n’allait
pas résoudre notre
problème majeur.
Un grand merci à
notre assistance qui a
changé la boite
de vitesse en 25 minutes.
Il me restait seulement
3 secondes pour ne pas
pointer en retard !
Dans la septième
spéciale, Brice
et moi sentons une odeur
de « chaud »
et commençons à
apercevoir une légère
fumée. Mais comme
nous passons dans pas
mal de gués, cela
ne nous inquiète
pas plus que cela. Nous
sommes à ce moment
là en 5éme
position.

Au départ de l’ES
suivante, Brice se plaint
d’un manque de puissance
et l’odeur de chaud
ne cesse de s’amplifier.
Après 10 km de
chrono, d’un coup
d’un seul, de la
fumée arrive dans
l’habitacle et des
flammes sortent du capot.
Stress pour l’équipage
qui connaît cela
pour la première
fois, nous sortons au
plus vite, nous enclenchons
l’extincteur automatique
- qui n’a pas marché
d’ailleurs- et attaquons
les flammes avec notre
extincteur manuel. De
suite envahi par les spectateurs,
nous avons arrêté
le feu en jetant de la
terre sur le moteur.
En même temps, un
spectateur débranche
la batterie, un autre
en profite pour nous voler
tout ce qui dépassait.
Il nous a fallu 10 minutes
pour l’éteindre.
Des
personnes sympas nous
ont proposé de
déposer nos casques,
sacoches et autres dans
leur véhicule fermé
à clés.
Brice et moi, nous sommes
relayés autour
de la Subaru jusqu’à
l’arrivée
de la dépanneuse
de l’organisation.
Nous nous souvenions qu’après
la sortie de route de
Markko Martin, les spectateurs
avaient complètement
dépouillé
l’auto.
Alors c’est sous
5°, dans la nuit et
le bonnet sur la tête
que nous avons attendu
4 heures !
Au
milieu de cette foule
de spectateurs encore
présents autour
de notre auto, deux jeunes
français de 10
et 5 ans sont venus discuter
avec nous. Ils vivent
en argentine avec leurs
parents qui ont monté
un hôtel de luxe
près de Carlos-paz.
Grâce à eux,
nous avons pu dialoguer
et nous faire comprendre
avec les locaux. Feu de
camp et café ont
été les
bienvenus.
L’attente semblait
interminable. Une fois
la spéciale finie,
tous les spectateurs redescendent
par celle-ci. A savoir
qu’il n’y
a qu’une seule route
qui mène à
Carlos Paz, alors imaginez
100 000 personnes pare
choc contre pare choc
!
Résultat : nous
avons parcouru dans la
dépanneuse 45 km
en 4 heures !
De
retour au parc d’assistance
à 00h30. L’assistance
disposait de 2h45 (temps
imparti réglementé)
pour réparer et
repartir le samedi en
Super Rallye. Mais le
diagnostic tombe, faisceau
électrique et boîtier
fondus. Pas assez de temps
pour réunir les
pièces et les changer.
Point final du Rallye
d’Argentine.
C’est
une grosse déception
pour nous de ne pas figurer
au classement final de
ce rallye. Même
en Super Rallye, nous
aurions pu marquer des
précieux points
pour le championnat.
Samedi
16 juillet
Nous sommes allés
en spéciale afin
de voir rouler nos concurrents.
Nous avons par ailleurs
observé de grandes
différences entre
leurs autos et la notre.
Deux animateurs du Championnat
de France terre qui étaient
venus nous voir - Hervé
Guignard et Paul Chieusse-
nous l’ont confirmé.
A prendre en compte pour
la suite.
Dimanche
17
juillet
Nous sommes allés
encourager notre coéquipier
Mark Higgins dans la super
spéciale.
Encore 2ème, il
sera pourtant déclassé
suite à une erreur
de pneumatiques lors de
la dernière assistance.
Dimanche
soir
Çà y est
il est l’heure de
préparer les valises
et de refaire le voyage
inverse.
La Cordillère des
Andes et son coucher de
soleil et hop de retour
à Madrid, puis
Nice puis Genève
!!!
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
J’ai
aimé
- les restaurants et la
viande,
- le coût de la
vie qui est bien moindre
par rapport à chez
nous,
- les paysages,
- la Police locale fort
sympathique.
Je
n’ai pas aimé
-
l’attente de 4 heures
de la dépanneuse
sous un froid de canard
au milieu de nulle part,
- ne pas avoir pu prouver
que l’on peut être
devant à la régulière.
| Pos |
Driver |
S |
NZ |
CY |
TR |
RA |
GB |
J |
AUS |
Points |
1 |
Toshi
Arai |
10 |
8 |
2 |
10 |
Pass |
Pass |
. |
. |
30 |
2 |
Nasser
Al-Attiyah |
Pass |
5 |
4 |
6 |
10 |
. |
. |
. |
25 |
3 |
Xavi
Pons |
5 |
10 |
0 |
5 |
Pass |
. |
Pass |
. |
20 |
4 |
Marcos
Ligato |
Pass |
6 |
6 |
8 |
0 |
. |
. |
. |
20 |
5
|
Angelo
Medeghini |
8 |
0 |
Pass |
0 |
8 |
. |
Pass |
. |
16 |
6 |
Sebastian
Beltran |
Pass |
(10) |
8
|
2 |
3 |
. |
. |
. |
13 |
7 |
Brice
Tirabassi |
Pass |
(9) |
10 |
1 |
0 |
. |
. |
. |
11 |
8 |
F.
Frisiero |
6 |
0 |
0 |
Pass |
5 |
. |
. |
. |
11 |
|
9 |
Fumio
Nutahara |
4 |
2 |
3 |
0 |
Pass |
Pass |
. |
. |
9 |
|