Pour ce rallye tant attendu, Guerlain et moi étions prêts, physiquement, mentalement, en pilotage, en navigation, en mécanique. Toute une année de travail pour notre départ prévu le 6 janvier au matin, de Lisbonne.
Malgré une petite halte et la perte d’environ deux minutes, pour dépanner notre coéquipière Jutta Kleinschmidt, nous terminons 6éme de la première spéciale de ce Dakar.
Mention bien pour un équipage qui n’avait pas roulé en compétition depuis un an.
La deuxième journée (toujours au Portugal) sera tout aussi satisfaisante avec une 7ème place.
Signalons tout de même qu’un concurrent réticent à vouloir se faire dépasser nous a fait perdre de précieuses minutes, et une belle place finale! Mais le rallye ne fait que commencer.
Une fois sur le sol marocain, réputé pour être difficile en navigation et cassant pour l’auto, Guerlain et moi avons montré que nous pouvions être réguliers.
Ce qui nous vaudra d’être des leaders provisoires de l’étape 5, avant qu’un de nos pneus éclate à 9 km de l’arrivée. Nous abordons tout de même la Mauritanie avec seulement 18’ de retard sur la voiture de tête et une 6éme place au général après plus de 1200 kilomètres de spéciales.

Le 11 au matin, nous nous retrouvons sur les pistes rapides et piégeuses de Mauritanie.
Après avoir bravé le vent de sable, la pluie, 414 km de liaison entre le Maroc et la Mauritanie, c’est malheureusement au km 205 de l’étape 6 que notre course se termine.
Notre gestion de course était parfaite (nous venions de dépasser Roma et avions prévu de suivre Alphand jusqu'à l’arrivée). Néanmoins, une petite bosse mal placée (non indiquée sur le road book), nous fera partir dans une série de tonneaux par l’avant à haute vitesse. Ce Lisbonne Dakar continuera sans nous !
Que tout le monde se rassure, il y a eu plus de peur que de mal, malgré nos deux jours à l’hôpital.
Je tiens sincèrement à remercier Nani Roma, Lucas Cruz Senra, Ari Vatanen, Fabrizia Pons et les motards pour avoir déclenché les secours.
Sur ce début de course, j’ai vraiment pris conscience d’avoir passé le « cap » supérieur en navigation, et Guerlain en pilotage.
Pour le moment nous allons nous refaire une santé physique et attendons avec impatience nos prochains essais.
A bientôt sur les pistes.
Matthieu BAUMEL
J’ai été impressionné par : La traversée de Malaga (Espagne) pour rejoindre le bateau. Plus de 5 kilomètres en première, entourés de milliers de personnes prenant des photos, tapant sur la voiture,…tous étaient là pour nous souhaiter bonne chance.
Une pensée pour : Rodrigue Delattre, motard n°60 qui est venu percuter notre voiture lors de l’étape 6. On lui souhaite un bon rétablissement et rendez vous l’année prochaine sur les pistes du Dakar.
Je remercie : - Notre équipe de mécaniciens qui a travaillé très dur pour nous.
- Les créateurs du système HANS.
- Les arceaux de notre BMW X3…très solides.
- toutes les personnes qui nous ont suivi et soutenu.
|